In the Shadow

09 octobre 2004

Le souffle du vent sur mon visage, apaise mon esprit. Je me sens libre...

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06 octobre 2004

Posté par Caliste à 17:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]

          Très haut dans le ciel bleu passaient des nuages, et plus bas, le tourbillon du vent mugissait autour de moi. Une rafale m'emporta dans les airs, avec les feuilles et les brindilles. Un instant je tournoyai autour des arbres, puis,  je m'envolai, à tarvers les feuilles et les branche jusqu'au étoiles. Je volais sur les ailes du vent, plus haut, plus haut, si haut que, du bout des doigts, je carressai la face de la lune.... Puis je  descendi, je creuvai les nuages, j'effleurai les montagnes, je survolai les landes et les vallées boisées, à quelques mètres au dessus de la Terre. Et je glissai entre les arbres, au dessus des pâturages, par les allées et les buissons, jusqu'aux lacs, vastes étendues d'eau dormante encore recouvertes des brumes de la nuit. Des cygnes volaient à nos cotés, et leurs ailes murmuraient des prières. Je déployai mes ailes et, comme un oiseau, je me laissai dériver sur le vent........ Puis je fus l'eau de la rivière, serpentant entre deux rives herbues, imbibant la terre et m'infiltrant, par les champs au sol humide, à travers la boue amère, jusqu'à la mer acceuillente et salée. Une pause, un instant: je devins quelque chose de vert et de froid. J'étaits la vie végétale, j'était l'herbe, la mousse, les arbres. Au coeur de moi s'opérait la lente croissance des plantesqui se nourrissent de soleil et poussent sans jamais mourir... Et soudain le monde autour de moi se mit à palpiter. J'était le sang rouge des bêtes, tiède, rapide, j'étais le battement de leur coeur, la pupille de leurs yeux perçants, j'étais la vie faite d'urgence et de danger. Je galopai à travers de vastes étendues: j'étais chien, lièvre, ou chat, agile et libre, prête à mourir à chaque instant. Je courais pour ma vie, pour le bonheur de courir... Je courrus si vite que mes pieds quittèrent le sol; je m'envolai en tourbillonnant, loin du battement de tous ces coeurs ardent, vers le ciel nocturne... A nouveau je carressai la lune, à nouveau je volais sur les ailes d'un vent immense... Je revis ses yeux, et je m'évanouis dans le bleu de ses yeux... Tout était fini. Je reposai les pieds sur Terre, et je restait là, cheuveux au vent, à contempler les nuages qui courraient dans le ciel.

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Pendant un instant, je fus la Terre, puis l'Eau, puis l'Air... Je suis Caliste...

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